Coup sur coup nous arrivent deux ouvrages importants. "Du changement dans l’école" est dû à l’historien Antoine Prost, spécialiste peu contesté des politiques scolaires et des arcanes du ministère ; et "Transmettre, apprendre" à trois philosophes qui en sont à leur troisième titre en commun sur les questions de l’école (Marie-Claude Blais, Marcel Gauchet, Dominique Ottavi).
Il s’agit là de livres très différents, mais qui ont en commun d’explorer les transformations historiques de notre (…)
Le GRDS (Groupe de recherche sur la démocratisation scolaire) est une association loi 1901 regroupant des chercheuses et chercheurs professionnels, des enseignantes et des enseignants. Indépendant de toute institution et de toute organisation politique et syndicale, le GRDS vise à contribuer par ses travaux, textes, publications et interventions à l’objectif de la démocratisation scolaire. Considérant l’école comme un grand enjeu politique, il entend s’emparer des questions touchant à sa transformation démocratique avec toute l’audace intellectuelle et la liberté d’esprit requises.
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Prost/Gauchet : tirer les leçons du passé, mais lesquelles ?
20 juin 2014, par Jean-Pierre Terrail -
L’enseignement de la géographie : une histoire
12 juin 2014, par Pascal ClercDepuis quand enseigne-t-on la géographie en France ? Poser cette question semble délicat car l’histoire scolaire de ce savoir est sans doute aussi ancienne que l’histoire de l’éducation.
Sans remonter trop loin, signalons par exemple les travaux de Dainville sur la géographie des Jésuites, qui attestent de pratiques d’enseignement intégrant des savoirs géographiques dès le XVIe siècle. Plus généralement, dans l’ensemble des collèges d’Ancien Régime, géographie et histoire sont (…) -
Faire des mathématiques ou apprendre à compter ?
30 mai 2014, par Renaud d’EnfertAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement de démocratisation de l’accès à l’enseignement du second degré – et plus spécifiquement à l’« école moyenne » – pose la question de la nature des contenus, des méthodes et des finalités de l’enseignement dispensés à l’école primaire élémentaire. Pour ce qui est des mathématiques, deux tendances se dessinent. D’un côté, la tendance dominante, après 1945, est au recentrage sur les apprentissages « de base » (étude des nombres, pratique (…)
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Éducations à... Ya basta !
25 mai 2014, par Alain Beitone[L’actuelle montée en puissance des « éducations à », qui pourrait réjouir (l’école prend en charge des modalités nouvelles d’éducation citoyenne), a de quoi inquiéter : n’a-t-on pas affaire en effet à une forme renouvelée d’offensive contre la transmission scolaire de savoirs… indispensables à l’exercice d’une véritable citoyenneté démocratique ?
Le GRDS a publié sur son site plusieurs textes s’efforçant de réfléchir la relation savoirs/compétences :
* « L’école et les savoirs. À propos (…) -
Culture commune et enseignement des mathématiques à travers deux siècles d’histoire
19 mai 2014, par Hélène Gispert et Nathalie LejbowiczAu regard de l’histoire de la société française, une telle préoccupation - celle d’une culture commune - est relativement récente. L’histoire scolaire de la France, depuis la Révolution et le monopole de l’État sur la délivrance des diplômes et des grades, a été longtemps celle d’une école duale structurée en deux ordres distincts. Jusqu’aux années 1950 cette école par ordres scolarisait la jeunesse du pays dans des systèmes distincts avec des publics, des finalités, des contenus, des (…)
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A quand la transparence sur les taux de grévistes chez les enseignants ?
19 avril 2014, par Laurent FrajermanAnnoncer des taux de grévistes sincères chez les enseignants constitue un enjeu. Laurent Frajerman montre le flou artistique de l’administration en la matière et trace quelques pistes pour y remédier.
L’éducation nationale est l’un des secteurs professionnels les plus grévistes de France [1], et l’exercice du droit de grève est garanti par la Constitution. Voilà au moins deux bonnes raisons d’attendre du Ministère des statistiques fiables sur ce sujet. Malheureusement, il n’en est rien. (…) -
Les programmes de français : de la stabilité au soupçon. 1 - Jusqu’en 1970
27 mars 2014, par Agnès Joste et Philippe Le QuéréLes soixante dernières années ont vu l’enseignement du français considérablement bouleversé : d’une relative stabilité depuis l’instauration de l’école obligatoire à la fin du XIXème siècle jusqu’aux années 1960, il a depuis été traversé par de profondes remises en cause disciplinaires, pédagogiques, idéologiques et politiques qui n’ont pas trouvé leur issue. En particulier, l’allongement de la scolarité obligatoire et l’accès démocratique de tous les élèves au second degré n’ont pas été (…)
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Les programmes de français : de la stabilité au soupçon. 2 - Le tournant des années 1970
26 mars 2014, par Agnès Joste et Philippe Le QuéréCette période fait connaître à l’enseignement du français une mutation profonde amorcée dès le début de la Ve République. Les modifications structurelles radicales du second degré à partir de 1959 rencontrent et accélèrent un renouvellement de la réflexion didactique accompagné de vifs débats, au sein d’une évolution idéologique et sociologique où se développent des préoccupations égalitaires.
I. La création d’un premier cycle unifié
Avec la fusion des écoles primaires supérieures dans (…) -
Les programmes de français : de la stabilité au soupçon. 3. 1970 – 2010, illusions perdues
25 mars 2014, par Agnès Joste et Philippe Le QuéréLes remises en cause pédagogique, culturelle et politique d’un enseignement socialement marqué du français semblent paradoxalement, au début des années 70, ouvrir une voie de salut à ses professeurs ; pour véritablement démocratiser le français, il suffirait de continuer l’œuvre de purification commencée avec l’éviction du modèle latin : le débarrasser des méthodes traditionnelles en repensant l’abord de la langue et des œuvres sur le mode linguistique et structural, le délivrer des (…)
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L’enseignement de la philosophie en France depuis 1945 et la question de sa démocratisation
4 février 2014, par Hervé BoillotLe métier de professeur de philosophie fait preuve d’une étonnante constance, voire d’une grande immobilité, sinon dans la réalité des pratiques de classe, du moins pour ce qui est du travail qui est formellement prescrit. Depuis 1945 jusqu’à nos jours, les changements dans la société française ont été considérables notamment dans le domaine éducatif. Que l’on songe à la création d’un système éducatif unifié ; à l’ouverture de l’enseignement du second degré à un public beaucoup plus nombreux (…)
